"Pour autant, syndicat majoritaire dans le second degré, le SNES estime de l’intérêt des personnels qu’il représente et de celui du système éducatif, d’accepter la proposition de
discussion. (...) Le SNES assortit sa décision de trois exigences précisées dans une lettre adressée au ministre."
Le communiqué du SNES est ici:
http://www.snes.edu/snesactu/spip.php?article3065
RAPPORT HETZEL : DES PROPOSITIONS QUI CONTOURNENT LES VRAIES QUESTIONS !
Encore une fois, le rapport assimile l'échec à l'université à une mauvaise orientation. Il passe ainsi sous silence la difficile adaptation d'un certain nombre de lycéens aux exigences et méthodes de l'enseignement universitaire. Il néglige également l'absence de moyens suffisants pour encadrer un nombre croissant d'étudiants très divers dans les cursus.
Concernant les TPE, le SNES rappelle que ce dispositif a été conçu pour développer l'autonomie, les compétences documentaires et l'interdisciplinarité en s'appuyant sur des contenus de programmes disciplinaires ; il ne peut pas s'agir d'un instrument individualisé d'orientation.
La « séquence d'orientation » vise en fait à faire porter un avis, sur un dossier unique, pour le choix de la filière universitaire, en plus de l'avis déjà donné pour les filières sélectives. Cet avis serait donné par une commission dont la composition et les modalités de réunion semblent bien irréalistes. Comment réunir les universitaires compétents pour toutes les filières choisies par 35 élèves d'une classes , sachant que les lycéens sont répartis sur plusieurs universités, en fonction des spécialités ?
Le conseil de classe est une instance d'évaluation individuelle des élèves et suppose une connaissance fine du projet de chaque lycéen, de son évolution. On ne voit pas ce que pourrait apporter un représentant du monde professionnel à ce stade, d'autant que les perspectives d'emploi à 5 ou 6 ans sont fort peu fiables et très différentes selon les secteurs professionnels.
Il est à craindre que ces dispositions n'aboutissent à une instance de présélection, décourageant les lycéens de poursuivre leurs études ou leur faisant porter par avance la responsabilité de leur échec, s'ils passaient outre cet avis.
D'autre part les seules passerelles évoquées concernent la réorientation en cours d'année vers les BTS et DUT pour certains étudiants. Ce dispositif avait déjà été mis en place et abandonné faute de moyens. Il faudrait concevoir des dispositifs plus ambitieux, prévoyant des passerelles, au sein même de l'université et également de l'enseignement supérieur court vers les formations universitaires. C?est ainsi que les étudiants pourraient réellement construire progressivement leurs parcours de formation.
Rien de personnalisé dans ces propositions ! Le rapport pointe la nécessité d'entretiens réguliers d'orientation. Chiche ! Mais il faut dire clairement quels professionnels les assurent ? Quelles sont leurs compétences et leur formation ? On ne s?improvise pas conseiller. Rappelons qu'il y a aujourd'hui un conseiller d'orientation-psychologue pour plus de 18000 étudiants ! Le SNES regrette que le rapport n?en dise rien et estime indispensable de multiplier par 5, comme première étape, le nombre de co-psy afin qu'ils puissent contribuer complètement au travail des SUIO, notamment dans la mise en place du module « projet professionnel » et recevoir tous les étudiants qui le souhaitent.
A Paris, le 26 Octobre 2006
Le rapport est disponible ici: http://www.debat-universite-emploi.education.fr/fichiers_pdf/rapport_definitif.pdf
PROPOS INACCEPTABLES.
Après la diffusion de la vidéo et les interventions publiques de Ségolène Royal de ces dernières heures qui n’ont rien arrangé, des centaines de mels ne cessent d’arriver au SNES exprimant la colère que suscitent chez les enseignants le ton et les propositions de S. Royal. Beaucoup se sentent méprisés, atteints dans leur honneur professionnel et font référence à Claude Allègre. Tous refusent d’être traités en boucs émissaires de l’échec scolaire contre lequel ils se battent jour après jour. Ils sont choqués par l’argument selon lequel les enseignants auraient le temps d’intervenir dans des entreprises de soutien scolaire payant, comme Acadomia, alors que son président lui-même précise que l’essentiel des interventions est assuré par des étudiants, notamment ceux qui n’ont pas réussi les concours de recrutements, ou par des enseignants vacataires qui n’ont pas retrouvé d’emploi dans le service public.
Le SNES considère que l’école doit effectivement pouvoir apporter, elle-même, tout le soutien et l’accompagnement nécessaire aux élèves, en commençant par ceux qui sont les plus en difficulté. Le SNES n’a d’ailleurs cessé de faire, en vain, des propositions en ce sens aux gouvernements successifs, y compris ceux auxquels participait S. Royal. Le SNES rappelle que la semaine de travail actuelle des enseignants a été chiffrée à plus de 39h par une enquête du ministère (2002) et à 44h par une enquête du SNES. Dans ces conditions, c’est dans le cadre de leur service actuel que doit être envisagée la participation des enseignants à des actions de soutien. C’est aussi dans le cadre de ce service que le SNES demande que soit intégré le temps de concertation nécessaire au travail en équipe. La généralisation de telles mesures nécessiterait de revenir sur la réduction du nombre de postes mis au concours de recrutements. Des mesures complémentaires pourraient être prévues, notamment dans le cadre d’études surveillées qui peuvent permettre d’apporter l’aide indispensable aux élèves sur le plan méthodologique. Cela supposerait que l’on revienne sur les suppressions de dizaines de milliers de postes d’étudiants surveillants et d’aides-éducateurs que l’on a remplacés, pour une petite partie d’entre eux seulement, par des personnels de moindre qualification (assistants d’éducation et contrats aidés).
Le SNES est prêt à discuter, entre autres, de ces propositions avec le gouvernement qui sera nommé après les élections.
Dans l’immédiat le SNES invite S. Royal à sortir sans délai des fausses ambiguïtés qu’elle entretient depuis plusieurs jours en renonçant clairement à sa proposition de contraindre les enseignants de collège à assurer 35h de présence dans leur établissement.
A Paris, le 13 Novembre 2006
Le contenu du cahier de charges de la formation des maîtres, présenté lundi par Gilles de Robien et décliné dans l’arrêté, sonne comme une véritable provocation.
Du fait de la quasi absence de concertation, les propositions formulées par le SNES, fruit d’une réflexion largement menée sur les enjeux de la formation et des métiers, n’ont pu être réellement discutées.
Alors que la formation doit permettre de maîtriser les processus complexes visant à un travail sur les savoirs et compétences avec les élèves, le projet d’arrêté ne répond qu’en termes structurels en faisant se succéder différents temps hors de toute réflexion sur les contenus.
Concevoir la formation sur la durée, tant en amont qu’en aval, est une nécessité depuis longtemps proposée par le SNES mais la financer par une augmentation du stage en responsabilité (porté à huit heures) reviendrait à alourdir la charge de travail des stagiaires et développer l’idée que nos métiers s’acquièrent essentiellement par mimétisme ne laissant guère de temps à la réflexion et le retour sur les pratiques.
Le SNES a toujours défendu l’idée que les métiers de l’enseignement requéraient une haute qualification disciplinaire articulée à une véritable formation professionnelle.
A ce titre, le développement prôné de la bivalence, déconnecté de tout lien avec les parcours universitaires et les cohérences disciplinaires relève d’une mesure purement gestionnaire au détriment de la qualité de l’enseignement dispensé. La création de CAPES bivalents, destinés aux enseignants de collège reviendrait à scinder le corps des certifiés et retrouver une situation révolue , antinomique avec l’accès élargi d’une classe d’âge au baccalauréat et aux études supérieures.
Enfin, l’idée de maintenir les néo-titulaires sur leur académie de stage pendant les deux premières années constitue une "fausse bonne idée" qui n’améliorera en rien l’entrée dans le métier, entraînera un risque de blocage du mouvement et pèsera sur la carte des formations.
En effet, si les nouveaux enseignants sont maintenus à l’issue des trois ans de formation dans la même académie, ce sont les académies déficitaires qui seront dotées de stagiaires contraints au maintien, quelle que soit leur situation familiale. En outre, le risque est grand de voir ces jeunes collègues affectés provisoirement pendant trois ans.
L’intégration des IUFM aux universités aurait pu être l’occasion d’améliorer la formation des maîtres, de davantage la lier à la recherche dans le cadre d’une formation sur la durée pensée dans sa globalité.
Ce projet de cahier des charges apparaît bien comme une occasion ratée.
A Paris, le 29 novembre 2006
Les enseignants des lycées et collèges ont eu la stupéfaction d’entendre le Ministre du Budget, JF. Copé affirmer à plusieurs reprise (France-Info, TF1) : « un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois ». L’erreur commise par le ministre dépasse les 40 % puisque le traitement du certifié en fin de carrière est inférieur à 3 000 Euros. Le Ministre qui se targue de tant de rigueur quand il lance des audits pour supprimer des emplois (décharges statutaires, horaires des lycéens et des collégiens) est ainsi pris en flagrant délit d’approximation, la seule question étant de savoir si elle est intentionnelle.
Les enseignants dont la situation n’a cessé de se dévaloriser ces dernières années réagissent extrêmement vivement à de tels propos qui augurent bien mal du sérieux du débat de la campagne des présidentielles. Le SNES demande que le Ministre du Budget et le Ministre de l’Education fassent dans les plus brefs délais la mise au point nécessaire.
Traitement d’un certifié en fin de carrière (janvier 07)
Le traitement net pour un professeur certifié au dernier échelon de la hors classe, percevant la plus forte indemnité de résidence est 2851,84 euros.
Cette somme est déterminée avant le prélèvement de la cotisation complémentaire santé facultative, qui ne donne lieu à aucune exonération fiscale. Il s’y ajoute l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves d’un montant mensuel de 97,07 €. Le total des deux 2848,91€, est donc en- deçà de 3000 €. Même en considérant une situation relativement fréquente mais non systématique, celle du paiement d’une heure supplémentaire d’un montant annuel de 1379,84€, le professeur certifié hors classe perçoit un traitement net de 3063,90 euros.
Cependant, moins d’un professeur certifié sur deux atteint ce niveau de rémunération lors de son départ en retraite . Un sur trois est rémunéré au 11ème échelon de la classe normale. Les montants mensuels cités plus haut valent alors respectivement 2547,19 € (traitement net), soit 2644,26 € avec indemnité et 2748,79 euros avec heure supplémentaire.
Communiqué CGT-FO-FSU-UNSA-SOLIDAIRESPOUR NOS SALAIRES, L’EMPLOI PUBLIC ET LA DEFENSE DES MISSIONS,
TOUS DANS L’ACTION ET LA GREVE LE 8 FEVRIER
Les organisations de fonctionnaires (CGT-FO-FSU-UNSA-SOLIDAIRES) exigent l’ouverture immédiate de véritables négociations portant sur :
Elles constatent également une dégradation alarmante des conditions de travail, la multiplication des attaques contre le service public, des réductions massives d’emplois et de recrutements publics et l’aggravation de la précarité.
Le ministre de la Fonction Publique vient d’annoncer de façon unilatérale des mesures qui constituent une avancée minimale. Même si elles sont à mettre au crédit des actions unitaires et des luttes dans les différents secteurs, elles laissent entier l’essentiel du contentieux, d’autant plus que le ministre lui-même les présente comme un échange emplois contre salaires.
Or les services publics sont essentiels pour la population et l’aménagement du territoire. Leurs agents ont droit, comme tous les salariés, à une juste rémunération de leur travail et aux moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions.
Combattant les logiques « travailler plus et gagner moins » et « moins de fonctionnaires mais mieux payés », les organisations syndicales appellent l’ensemble des personnels de la Fonction Publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à participer massivement à la journée d’actions du 8 février 2007 en particulier par la grève et les manifestations.
En cas d’absence de réponse positive, elles envisageront ensemble, après cette journée, les suites à donner à la mobilisation.
Le communiqué national du SNES peut être lu ici:
COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE DU SECOND DEGRE.
Le Ministère de l'Education nationale a annoncé la publication imminente au journal officiel du décret sur les obligations de service des enseignants du second degré.
La FSU et le SNES expriment leur inquiétude devant la dégradation de l’état de santé de Roland Veuillet qui a été hospitalisé hier. Le gouvernement doit en prendre la mesure et faire sans tarder les gestes nécessaires.
Le ministère de l’Education Nationale ne peut pas se contenter de s’en tenir à la position qu’il tient depuis maintenant 4 ans en répondant, comme à l’époque, qu’une éventuelle demande de mutation de R. Veuillet serait examinée avec attention. Or ce que demande R. Veuillet avec constance depuis 4 ans n’est pas de participer au mouvement mais l’annulation de la sanction qui l’a injustement frappé (mutation d’office).
Le ministère en rajoute encore à la provocation en affirmant dans un communiqué publié mercredi qu’en n’acceptant pas la sanction R. Veuillet se rendrait coupable d’abandon de poste. Or depuis 4 ans des éléments importants sont intervenus en faveur de R. Veuillet : la Commission de Recours du Conseil Supérieur de la Fonction Publique de l’Etat s’est prononcée pour l’annulation de la mutation d’office et les réquisitions du commissaire du gouvernement devant la Cour d’Appel allaient très clairement dans le sens des positions défendues par R. Veuillet.
Le secrétaire général de la FSU a écrit dès jeudi au Premier Ministre pour que, premier responsable de la fonction publique, il fasse appliquer l’avis de la Commission de Recours du CSFPE.
Le SNES et la FSU se sont également adressés oralement au cabinet du ministre de l’Education nationale et à celui de la Fonction Publique. Aujourd’hui rien ne semble avoir bougé. En ne répondant pas de manière urgente le gouvernement prendrait une lourde responsabilité envers un de ses agents qui réclame que justice lui soit rendue.